Œuvres d’art et monuments publics

La Ville de Montréal-Est compte un certain nombre d’œuvres d’art et de monuments publics accessibles gratuitement à tous les citoyens.

Vitrail de Joseph Versailles

Lieu : Hall de l’hôtel de ville de Montréal-Est

Artiste : Guido Nincheri

Création : 1939

L’artiste a représenté, dans ce vitrail, fait de verre coloré dans la masse, le premier maire de la ville, Joseph Versailles, comme une sorte de géant devant la ville, symbolisée par les industries, qui ont été si importantes dans son histoire. Aussi, l’image du premier maire est associée à celle du dieu Atlas, ce dieu grec qui supporte la voûte céleste sur ses épaules et que l’on retrouvait sur les armoiries de l’époque. Dans les coins supérieurs, l’artiste a représenté les deux successeurs immédiats de M. Versailles, soit MM. Berthiaume et Courtemanche. Au fil des années, le vitrail a été modifié pour y ajouter la représentation des maires subséquents.

Guido Nincheri est né à Florence, en Italie, en 1885. Il étudie à l’Institut des Beaux-Arts de sa ville natale. En 1913, alors qu’il était professeur de peinture depuis cinq ans, Nincheri obtient ses diplômes en architecture et en décoration. Il reçoit à quatre reprises, dans les années 30, la médaille du Pape Pie XI, décernée à l’artiste le plus important en thèmes religieux. Le talent de maître-verrier de Nincheri réside dans le dessin très fin et complexe de ses œuvres. De plus, comme on peut le remarquer dans le vitrail de l’hôtel de ville, il ose assembler un grand nombre de coloris, notamment le rose, qui se retrouve rarement dans les vitraux. Guido Nincheri a produit plus de 5000 verrières au cours de sa carrière.

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Monument des vétérans

Lieu : Parc de l’Hôtel-de-Ville

Artiste : Inconnu

Création : 1960

Ce cénotaphe à la mémoire des citoyens de Montréal-Est  ayant perdu la vie au cours des deux Grandes Guerres a été érigé par la Ville de Montréal-Est à l’occasion du 50e anniversaire de la ville. Il est possible d’y lire l’inscription suivante : « Protégeons toujours les libertés, pour lesquelles ils ont donné leur vie ».

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Sculpture Éclosion

Lieu : Centre récréatif Édouard-Rivet

Artiste : Octavian Olariu

Création : 1990

Dans son sens strictement biologique, le mot « éclosion » fait référence à la vie d’un œuf après incubation. Ici, le sculpteur lui a donné une interprétation plus large qui rejoint l’esprit de la philosophie de Hegel. Ce principe philosophique a pour fondement la notion de « négation de la négation », c’est-à-dire de l’antithèse, du procès objectif de remplacement d’une idée par une autre et plus précisément d’un renouvellement à un niveau supérieur par lequel on parvient à la destruction des éléments primaires et à la conservation des caractéristiques positives antérieures qui assurent le caractère évolutif du développement de la matière. Dans ce contexte, l’artiste a conçu sa sculpture en partant de l’action louable de la Ville de Montréal-Est qui, parvenue à une maturité matérielle, laisse éclore une pensée tournée vers le domaine spirituel.

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Sculpture Les portes du regard

Lieu : Parc de l’Hôtel-de-Ville

Artiste : Marcel Barbeau

Création : 1990

Sculpture-habitat, Les portes du regard s’épanouit sur le paysage environnant par ses parois largement percés de portes-fenêtres et par son faîte librement déployé, comme si le sculpteur voulait démonter la structure, démontrer son mode de construction. Tournée d’une part vers la ville avec son architecture industrielle et son activité intense, qu’évoque d’ailleurs le matériau utilisé, ouverte d’autre part sur le fleuve comme une p
oupe lancée dans le vent du large à la conquête de l’avenir, la sculpture est pourtant solidement ancrée dans le pays avec sa structure qui rappelle vaguement celle d’une maison ou d’un bateau.

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Sculpture-fontaine Récif

Lieu : Devant l’hôtel de ville de Montréal-Est

Artiste : André Fournelle

Création : 1990

Faisant référence à l’histoire et utilisant divers objets symbolique et éléments d’architecture vus comme des balises,
des points d’ancrage dans notre culture occidentale contemporaine, l’artiste a conçu une forme pyramidale placée au-dessus d’un bassin d’eau qui en reflète la structure. Le polyèdre tronqué à son sommet fait ici référence au pyramidion, petite pyramide qui termine un obélisque. Objets référentiels à l’art égyptien dans ce qu’ils expriment comme valeur plastique et représentation d’un peuple puissant et créateur (inventeur) dont l’essor s’étendit de l’Ancien au Nouvel Empire. L’œuvre symbolise l’histoire de l’ascendance, du développement passé, présent et futur de la ville; pour le respect des œuvres de l’esprit à travers l’utilisation de témoins temporels.

L’artiste poursuit une démarche l’amenant à concevoir des structures, des sculptures-objets qui se veulent des véhicules de messages à caractère symbolique et social, un signal de reconnaissance des lieux, ainsi qu’une communication majoritaire du passé à l’étroit présent de chacun de nous. Depuis quelques années, il met en présence différents métaux et autres éléments tel le feu, le tube du néon, la lumière et l’eau pour des projets à dimension humaine qui veulent transmettre la nature dans un milieu urbain et inversement.

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Peinture à l’entrée de la bibliothèque Tremolo

Lieu : À l’entrée de la bibliothèque Micheline-Gagnon

Artiste : Marc Garneau

Création : 1990

L’artiste désire que son œuvre ne laisse pas les non-initiés à l’art indifférents. Il a donc cherché avec les couleurs pures et complémentaires à créer une peinture qui vibre. Le bleu et le vert se conjuguent pour donner un effet « d’excitement » pour l’œil. Il est ainsi possible de trouver dans la composition des plans très précis une sorte de perspective atmosphérique. C’est à la fois un travail semi-figuratif et une nature morte.

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